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OUI à la révision de la loi sur les stupéfiants - NON à l'initiative sur le chanvre
Le 30 novembre, deux objets relatifs à la politique de la drogue seront mis en votation : d'une part la révision de la loi sur les stupéfiants et d'autre part l'initiative populaire « Pour une politique raisonnable en matière de chanvre protégeant efficacement la jeunesse ».
Oui à la politique des quatre piliers qui a fait ses preuves = Oui à la modification de la loi sur les stupéfiants
La politique actuelle de la drogue de la Suisse se base sur quatre piliers : la prévention, la thérapie et la réinsertion, la répression et la réduction des risques. Cette politique des quatre piliers a été mise en place en réponse aux problèmes croissants liés à la drogue observés dans les années nonante. Et elle a fait ses preuves. Au cours des années 90, cette approche pragmatique a permis à notre pays d'obtenir des succès considérables :
- la fermeture des scènes ouvertes de la drogue, - une forte diminution des décès, - une réduction sensible de la délinquance liée à l'acquisition de drogue - et l'amélioration de la santé des toxicomanes.
Non à l'initiative sur le chanvre
L'initiative populaire « Pour une politique raisonnable en matière de chanvre protégeant efficacement la jeunesse », sur laquelle nous sommes également appelés à nous prononcer le 30 novembre, anéantirait ce progrès. L'initiative vise en premier lieu une libéralisation totale de la consommation du cannabis : la consommation, la possession et l'achat de cannabis à des fins personnelles doivent être dépénalisés tout comme la culture pour son propre usage. L'initiative demande à la Confédération d'édicter des prescriptions concernant la culture et le commerce du chanvre. Elle exige par ailleurs que la Confédération interdise la publicité relative au chanvre et prenne des mesures pour protéger la jeunesse.
La situation actuelle est insatisfaisante et c'est aussi l'avis du PDC. C'est pourquoi il a déposé une contre-proposition indirecte à l'initiative demandant que la consommation du cannabis reste interdite et que les infractions soient sanctionnées par des amendes d'ordre et ne fassent pas l'objet de procédures pénales. Cela permettrait de réduire l'argument de la « criminalisation des consommateurs ». Dans d'autres domaines comme le trafic routier, les excès sont sanctionnés par des amendes d'ordre. Et personne ne parle de « criminalisation des automobilistes mal parqués». De plus, le principe d'opportunité doit toujours être appliqué, à savoir que les consommateurs adultes ne sont pas punis lorsqu'ils sont pris en possession d'une très petite quantité de cannabis.
Le PDC soutient la jeunesse et c'est pourquoi il dit NON à l'initiative et OUI à la révision de la loi qui garantit la protection escomptée.







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