Par souci d'équité à l'égard de la jeune génération
PDC suisse
Les citoyennes et citoyens suisses ont rejeté aujourd'hui l'adaptation du taux de conversion LPP. L'article constitutionnel concernant la recherche sur l'être humain a été accepté alors que l'initiative pour l'institution d'un avocat de la protection des animaux a été elle aussi rejetée.
La modification de la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité (LPP) a été rejetée aujourd'hui. Le PDC s'est engagé avec détermination en faveur d'une baisse du taux de conversion minimal. « L'évolution démographique est une réalité et par souci d'équité à l'égard de la jeune génération, nous devons aujourd'hui veiller à garantir les rentes de demain. Nous ne devons pas oublier la jeune génération » relève Christophe Darbellay, Président du PDC suisse.
Il s'agit d'accepter la décision populaire. Mais la question de la pérennité du 2ème pilier demeure. Il est donc nécessaire de faire une analyse approfondie de la situation. Il incombe en premier lieu aux forces politiques qui ont lutté contre l'adaptation du taux de conversion de présenter des solutions. Comment entendent-elles combler le trou financier de la LPP ? Veulent-elles augmenter l'âge de la retraite ou le montant des primes ? Veulent-elles contraindre les caisses à mener une politique de placement plus risquée comme elles l'ont demandé à plusieurs reprises au cours de la campagne ? La crise financière a démontré les graves conséquences que cela pouvait avoir. Quelle attitude adoptons-nous face aux caisses qui rencontrent des difficultés financières ? Est-ce que ce sont à nouveau les jeunes générations qui devront passer à la caisse ? Patricia Mattle, qui représente la jeune génération au sein de la Présidence du PDC suisse est très déçue : « Nous, les jeunes, verrons nos charges encore augmenter. Nous sommes déçus. J'attends de la gauche qu'elle réponde à la question de savoir comment elle va garantir nos futures rentes. Quant est-il de la durabilité dont elle ne cesse de parler ! »
Le nouvel article constitutionnel concernant la recherche sur l'être humain a été clairement accepté. Un signal a ainsi été donné en faveur de la protection et de la dignité de l'être humain, de la liberté de la recherche et d'un pôle de recherche fort en Suisse.
L'initiative pour l'institution d'un avocat de la protection des animaux a été rejetée. Ainsi, il a été tenu compte du fait que la Suisse dispose aujourd'hui déjà d'une des lois les plus sévères en matière de protection des animaux.